La cuisine du diable
Géraldine LEGIN / Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg
La cuisine du diable parcourt la ville, elle est chaque jour dans un autre marché de quartier. Son chemin quotidien se fait a pied. Elle repose sur un diable de manutention, ce qui lui permet de faire son chemin où bon lui semble. Chaque jour, sur un autre marché, le cuisinier, accompagné de sa cantine, achète sur place tout ce dont il a besoin quant à l'élaboration du repas. Il s'agit donc d'une cuisine du jour et de saison. Le spectacle peut alors commencer. Tel un homme orchestre, le cuisinier déploie petit à petit son univers de travail sous les yeux des passants. C'est un petit bric-à-brac. Cependant chaque chose a sa place même si elle paraît incongrue, les casseroles et les assiettes sont par exemple rangées dans l'évier. Lorsque le cuisinier se met à la tâche, les passants s'arrêtent, regardent, posent des questions. Une ambiance conviviale s'installe autour de la cantine. Enfin, quand l'unique plat est prêt, on s'assoit sur les bancs de la petite table contre la cuisine pour déguster le plat épicé et musical de la cuisine du diable. Pour les pressés, le cuisinier propose son plat à emporter ou à manger debout sur le coin de son plan de travail. Des commentaires sont fait au chef, des conseils culinaires et des recettes se partagent alors, le cuisinier nous révèle chez quel commerçant il a trouvé tel produit. etc. Lorsque plus personne n'a faim, le cuisinier replie sa cantine et s'en va.
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